La relation à l’autre, source de bonheur et de longévité ?

Prévenir sa santé peut s’aborder sous de multiples aspects. L’aspect relationnel est souvent négligé, bien qu’il soit probablement celui qui à le plus d’impact. Pour aborder ce thème, nous mettront en regard deux approches en apparence radicalement divergentes, mais qui se rapprochent de plus en plus souvent, notamment autour de ce qui concerne le bonheur et sa construction. ce sont les approches des spiritualités et la science.

Ainsi, du côté de la spiritualité, le 17e Karmapa (haut dignitaire tibétain) nous rappelle que notre nature est de la même origine que celle de notre prochain, que si nous sommes sur cette terre, c’est grâce à la bonté et au travail de nos prédécesseurs.
Il rappelle que se mettre au service de son prochain est un des choix le plus sensé que l’on puisse faire sur cette terre (1).

Et du côté des sciences « dures », la célèbre étude Grant du Harvard Medical College qui s’est déroulée durant 75 ans pour étudier les conditions d’un vieillissement en bonne santé, nous révèle ce fait surprenant : développer des relations de qualité et pouvoir compter sur un proche dans les moments difficiles nous rend heureux et en meilleure santé.
Selon George Valliant: « les 75 années passées et les 20 millions de dollars dépensés dans l’étude permettent d’arriver à une simple conclusion de quelques mots : ‘le bonheur, c’est l’amour. Point final.' »(2)

Le lien à l’autre est donc un des piliers de notre bonheur. Alors que pouvons-nous faire pour faire s’épanouir nos relations?

Tout simplement y passer du temps, le cultiver, l’entretenir. repenser l’usage de notre temps, à notre époque si encombré que nous avons souvent du mal à nous rappeler les priorités. Souvent les temps d’écran, le travail, nos peurs et nos protections nous empêchent d’être présent à l’autre !

Science et spiritualité pointent toutes deux vers une même direction: cultiver des relations de qualités avec les autres êtres que nous rencontrons, être un soutien pour nos proches, nous mettre au service de l’autre dans le respect de nous même.

Bien souvent, une attention toute simple est ce qui peut toucher l’autre le plus profondément.

Nous sommes bien des êtres « humains » qui nous nourrissons d’humanité !

 

(1) http://kagyuoffice.org/a-new-year-message-from-the-17th-karmapa-ogyen-trinley-dorje/
(2) http://www.atlantico.fr/decryptage/72-ans-etudes-et-conclusion-bonheur-c-est-autres-716270.html

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