Nos émotions, dans les tripes ou dans la tête?

Les recherches actuelles tout comme les médecines orientales depuis des millénaires, exposent le lien entre la maladie, l’alimentation, l’hygiène de vie, l’hygiène mentale et émotionnelle.

Stockage physiologique des tensions

Lorsqu’un traumatisme est trop important, ou qu’une situation stressante intervient à un moment où nous ne l’attendions pas, le cerveau ne peut faire face. Il se « déconnecte *» et laisse les tensions s’accumuler dans les tissus du corps, en attendant de se retrouver dans une situation où il est plus en sécurité pour reprendre le dessus et permettre la guérison. Malheureusement, dans notre vie quotidienne, ce mécanisme est activé des dizaines, voire des centaines de fois par jour, et nous prenons rarement le temps de mettre notre organisme dans une physiologie propice à la guérison.

Lorsque ces traces  de tensions passées s’accumulent dans les tissus,  Elle commencent à perturber et parasiter le bon fonctionnement de notre organisme, perpétuant de manière chronique la réponse du stress au sein de l’organisme. A la longue notre corps est constamment baigné d’hormones du stress.

Les intestins: notre cerveau émotionnel

Nos intestins:

  • contiennent autant de neurones que le cerveau d’un chien,
  • abritent une flore bactérienne qui compte plus d’individu qu’il y a de cellule dans notre corps et influent sur la production d’hormones, le système immunitaire et sur le système nerveux.
  • possèdent un système nerveux autonome par rapport au cerveau.
  • sont directement connecté à notre état intérieur, ils vivent nos humeurs et en ressentent nos traumas.

Selon le Dr. Michael Gershon, « Les réactions entériques face aux grandes émotions ne sont pas un concept théorique ou ésotérique pour la plupart des gens, ils peuvent voir que le lien est bien réel ».

Le cerveau entérique serait donc l’un des fournisseurs de données majeurs pour notre inconscient, puisqu’il enregistre au quotidien des milliards de micro-réactions à notre environnement et d’autant de variations dans nos ressentis qui sont la base de notre vie intérieure et qui font de nous des êtres si “humains”.

Alors, si le système entérique peut produire des pathologies, en prendre soin participe tout naturellement à notre bonne santé.

« Nous pensons que le système digestif a la fonction de dissoudre les tensions émotionnelles, en déchargeant à travers la paroi intestinale les résidus et la pression liés au stress. Ainsi, nos intestins et le système nerveux entérique ont une capacité d’auto-régulation des émotions par la digestion des impacts du stress »

François Lewine,

Nous concevons le plus souvent les intestins plutôt en termes d’absorption d’aliments, nous oublions souvent qu’il est aussi un organe d’élimination très important. C’est pourquoi, les techniques développés par Avena soutiennent cette capacité de gestion des états psychiques de notre ventre, pour mieux digérer les noeuds accumulés dans nos profondeurs.

« Puisque le système nerveux entérique peut fonctionner tout seul, nous devons considérer qu’il est probable qu’il ait aussi ses propres névroses »

Dr. Michael Gershon.

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