Comment voir la « réalité » comme une image de mon « intériorité » ?

Concrètement, comment faire pour comprendre et sortir de la sur-réactivité émotionnelle et de mon système de croyance ?

Un retournement de notre vision du monde est nécessaire. Cela demande de prendre l’habitude de se questionner sur le miroir constant que me renvoi ma réalité. Pas facile. Même, souvent, personnellement cela me paraît impossible de me contorsionner pour voir ce que je ne veux pas voir… Après des dizaine d’année de pratique, je dois reconnaître que mon mental accepter de se courber (de temps en temps, surtout quand j’insiste) pour contempler mes zones d’ombres sur l’écran clair de la « réalité » : « Cette personne m’énerve, elle est vraiment trop… et pour couronner le tout elle est… » Mais qu’est ce qu’elle manifeste de moi que je n’arrive pas à voir en moi ?

Il est vraiment intéressant d’être attentif à combien nous pouvons projeter nos blessures intérieures sur la « réalité » extérieure, à certains moments spécifiques qui nous touchent particulièrement.

Cette propension de l’esprit à projeter est un mécanisme de protection inconscient. l’inconscient projette à l’extérieur une problématique intérieure niée par le conscient. ce déni permet au conscient de ne pas sentir la douleur liée au trauma originel. 

Ce trauma a créé une stagnation d’énergie qui est renforcée à chaque fois que le conscient crois retrouver cette situation dans les événements.

Par exemple si enfant, je me suis senti rejeté, je vais chercher à valider ce ressenti en cherchant inconsciemment des situations où je me sent rejeté. Mon inconscient s’est structuré autour de cette croyance, qui pour lui est une réalité indéniable. Souvent on est tenté de dire : « mais regarde je suis comme ça puisque la réalité me ramène toujours à ça ». Alors que l’extérieur n’est qu’un miroir de notre réalité intérieur et c’est notre réalité intérieure qui fait que la réalité extérieure me ramène toujours à la même chose: « je suis rejeté par les autres, je n’en vaut vraiment pas la peine ».

On peux appeler cela un système de croyances. Ainsi notre trauma originel structure fondamentalement notre réalité.

même si, tel les flocons de neige, pas un humain ne se ressemble, nous sommes fait de la même glaise: Se sentir aimé ou ne pas se sentir aimé fonde toute notre structure psychique. Les traumas sont généralement composés des sentiments d’être rejeté, ou d’être abandonné, ou encore d’être trahi.

Ces sentiment profonds sont gravés dans nos tissus lorsque la charge émotionnelle n’a pas pu être exprimé ou reconnu par quelqu’un d’autre. Ainsi des quantités d’énergie émotionnelle considérables sont comme gelés dans nos tissus. 

Le conscient développe des mécanismes de défense pour ne pas avoir à faire avec la douleur au quotidien. Ce mécanisme de survie permet de créer une armure ou un masque face a l’extérieur pour éviter que les situations viennent piquer à l’endroit où ça fait mal !

C’est pourquoi nous n’avons plus conscience du trauma, puisque notre mental crée un déni de cette douleur et s’identifie au masque que nous avons créé pour affronter le réel. Sur ce déni, une polarité émerge, qui oscille entre sur-contrôler notre état émotionnel ou être complètement dépassé par celui-ci. L’on choisis généralement entre deux types de réactions:

– soit s’isoler et se couper émotionnellement des autres

– soit devenir dépendant des autres et de leur attention.

 

souvent pour ne pas sentir ces sentiments profonds l’on a tendance à se réfugier dans quatre grands types d’activités :

Physiquement: Par le sport, l’exercice excessif, la nourriture, le sommeil, le surmenage ou le sexe.

Mentalement: Par un comportement compulsif, un excès d’étude, ou devenir accro au travail.

Émotionnellement: par la colère chronique, le chagrin, l’inquiétude obsessionnelle et la peur chronique, ou à travers une recherche compulsive d’amour, de joie et d’excitation (dépendance au sexe / amour).

Spirituellement: Par le fanatisme religieux et divers types de spiritualités extrêmes.

 

Comme ces habitudes sont basés sur un déni, il faut faire preuve d’une observation attentive de soi même pour réaliser que se sont des mécanismes de compensation et non des désirs de notre moi profond. souvent la vie nous donne des signes d’avertissement pour nous montrer que nous ne sommes pas alignés sur notre nature profonde. Plus nous acceptons d’écouter, moins les signaux sont fort. Plus nous faisons la sourde oreille, plus les signaux s’intensifient: problème de santé, situation personnelle ou professionnelle se dégradant, accidents, les proches qui nous reprochent des choses similaires, etc.

 

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